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07/03/2018

Journée du 08 mars: Hommage à la femme kabyle et algérienne.

femmmmmmmmmmmmmm.jpg"Technam ghef zzin iw. Tetsum izarfan iw! " Vous avez chanté ma beauté. Vous avez oublié mes droits »

Des artistes, des écrivains ont vanté la femme kabyle, sa beauté naturelle et son dévouement sans fin aux valeurs de sa société et des siens. La femme de son côté en est presque comblée sauf qu’elle aurait aimé qu’on réhabilite d’abord son statut de personne à part entière avec ses droits et ses devoirs.

Ben Mohammed, notre grand poète, auteur de "A Vava Inouva", s’est mis dans la peau de la femme pour dire la femme : "Technam ghef zzin iw" (vous avez chanté ma beauté, mon honneur mais vous avez oublié de défendre mes droits)

Et c’est la superbe voix de Nouara qui chante le cri de Ben.

Ecouter la chanson de Nouara: Paroles de Ben Mohamed & Musique de Hassen ABBASSI

Ce cri est également le cri du message de l’album de Nouara. Cet album sorti en 1975 et intitulé : "Nouara 75: La femme kabyle et ses problèmes", fait partie de ces chef-d’œuvre de la chanson algérienne d’expression kabyle, amazighe. Toutes les chansons de l’album sont consacrées au monde intérieur de la femme : ses rêves, ses amours, ses craintes mais également ses combats. Cet album combat n’a pas omis de mettre le doigt là où ça fait mal, là où ça dérange. S’adressant à la société en général et à la gent masculine en particulier, Nouara, dans sa chanson "Technam gheh zzin iw" n’a pas été par quatre chemins pour dire certaines vérités aux mentalités rétrogrades. Tout en étant reconnaissante envers ceux qui ont chanté sa beauté et ses valeurs, Nouara aurait souhaité qu’ils mettent l’accent plus sur ses droits, son statut brimé.

"Technam ghef zzin iw" est composée de trois couplets qui suivent en quelque sorte le rythme de la vie. Juste après ce refrain :
– "Vous avez chanté ma beauté et mes valeurs mais vous avez oublié mes droits. Maintenant que j’ai pris conscience de mon drame, nous allons nous expliquer vous et moi une fois pour toutes".

D’abord, la naissance de la fille est rarement bien accueillie en Kabylie. La voix de Nouara incarnant le personnage d’un bébé fille et affrontant sa société :
– "Tout bébé que j’étais, je vous entendais exprimer votre désolation à ma mère. Autrement dit, vous aurez aimé que je sois née garçon".
Terrible réalité que de se sentir rejetée dés le départ, dés sa naissance. Ce qui crée des écarts, des mondes et des malentendus qui fracturent la société kabyle, algérienne.

Ensuite vient le mariage :
– "Une fois mariée, je croyais pourvoir enfin savourer les délices de la vie en vain!"
La réalité misogyne et amère rattrape encore la femme. En dehors du ménage, souligne et signe la chanson, la femme-épouse ne dispose d’aucun droit, d’aucune part.

Vient enfin le stade de la maturité et de l’action : le dernier couplet de la chanson pose une multitude de questions :
– "Ces injustices duraient-elles encore longtemps ? Quand est-ce que je renaîtrais et quand mon soleil se lèverait-il enfin?"

En attendant, rêvons ensemble des lendemains meilleurs et pour la femme et pour l’homme de Kabylie, d’Algérie et du monde.

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Source: Djamila Addar, Montréal, Canada, http://tirrugza.tripod.com/id11.html

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