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27/07/2016

Mustapha BACHA, un enfant de Tassaft

Fils de Bélaid et de Mékioussa CHETTIR, Mustapha BACHA est né au sein d'une famille modeste au village de Tassaft Ouguemoun le 27 juillet 1956, daira d'Ath-Yenni (Beni-Yenni), wilaya de Tizi-Ouzou.

Après les études primaires au niveau du village, il poursuit ses études à l'école secondaire privée des pères blancs d'Ath-Yenni (Beni-Yenni), puis au lycée "Amirouche" de Tizi-Ouzou, où il obtient son baccalauréat en 1977. Après 4 années mouvementées d'études supérieures à l'université d'Alger, il parvint à décrocher sa licence en sciences économiques en 1982.

 

Il décède, subitement emporté par un arrêt cardiaque, le lundi 08 août 1994 en laissant une veuve, une orpheline et une famille qui ne parvint toujours pas à faire son deuil.

Carrière professionnelle

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Il entame sa carrière professionnelle de cadre gestionnaire à l'Entreprise Nationale des Industries Électro-Ménagères (E.N.I.E.M) où il fut élu représentant des travailleurs à l'Union Générale des Travailleurs Algériens (UGTA). Durant sa carrière syndicaliste, il fut le fondateur du syndicat autonome de l'E.N.I.E.M en 1988. Parallèlement à son activité, il était militant du "Groupe Communiste Révolutionnaire" (GCR) de 1982 à 1984, puis de l'Organisation Révolutionnaire des Travailleurs (ORT) de 1984 à 1987.

Carrière politique

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Il était l'un des leaders du soulèvement du printemps berbère d'avril 1980. Il goûtera à l'isolement et la prison dans son pays indépendant, plus précisément à la prison de Berrouaghia, avec ses camarades de lutte.

 

Il était déjà de ceux qui, tard dans la nuit du 6 avril 1980, avaient décidé de faire participer la communauté universitaire d'Alger à la marche organisée pour le lendemain. Elle devait aller de la place du 1er mai vers la présidence de la république. La marche est agressée par les forces de "répression" et plusieurs dizaines de manifestants s'étaient retrouvés en garde à vue au commissariat central où ils furent durement interrogés. Au lendemain de sa libération, il active de plus belle pour ne pas laisser mourir un printemps si beau.

 

Il sera de nouveau arrêté le 20 avril 1980 et cette fois, déféré devant la cour de sûreté de l'état avec 23 autres militants de la cause amazighe. Leur libération provisoire survient le 26 juin de la même année.

 

Loin d'entamer sa détermination, il sera l'un des organisateurs du séminaire de "Yakourène" d'août 1980 dont les travaux avaient pour la première fois esquissé les contours de la revendication culturelle berbère dans le cadre national algérien.

 

Par la suite, il crée et anime plusieurs mouvements de gauche. Obsédé par l'idée de liberté et la soif de justice, il fut l'un des grands opposants à l'infâme article 120 dés son avènement. En 1977, il entame un dur combat pour la mise sur pied du premier comité universitaire autonome à l'institut des sciences économiques d'Alger.

 

 

Et dans le cadre du Mouvement Culturel Berbère (MCB), il rejoint le groupe de Said SADI le 11 juillet 1986.

 

Après les événements d'octobre 88, il est parmi les quatre appelants à la tenue des assises du MCB. Elles eurent lieu les 9 et 10 février 1989 à l'issue desquelles le parti pour le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) est créé. Il en devient le secrétaire national à l'organisation et à la formation. En même temps, il était l'un des animateurs les plus efficaces du Mouvement Pour la République (MPR).

Il fut aussi l'un des fondateurs, le 17 mars 1989, au niveau de son village natal Tassaft Ouguemoun, de l'association culturelle "Amar Ath Hamudha", l'une des premières associations culturelles à voir le jour en Algérie.