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07/08/2017

Amar Ould Hamouda, un enfant de Tassaft

da amar.JPGFils de Mohamed Ouali ben Akli et de Thourkiya BENABDESLAM, Amar Ould Hamouda est né le 30 mai 1923 au village de Tassaft. Il est le cousin du colonel Amirouche. Elève de l’école normale de Bouzaréah, il a étudié aussi à Boufarik, Miliana et Ben-Aknoun où il a fait partie du fameux "Groupe du lycée de Ben-Aknoun" avec Hocine Aït Ahmed, Saïd Chibane, Omar Oussedik, Mohand Idir Aït Amrane et Ouali Benaï.

Après son échec au baccalauréat, il opte pour l’activité militante au sein du PPA-MTLD dés 1942. Membre du bureau politique, il milita pour une Algérie algérienne authentique. Parfaitement trilingue, bon orateur, doté d’une remarquable formation politique, il fut l’un des responsables de Kabylie les plus en vue dans l’attaque menée contre le narcissisme exubérant de Messali L’hadj.

Membre de l’état-major et responsable pour la kabylie de l’organisation secrète (OS), il est désigné candidat à Michelet (Ain-El-Hammam) aux élections de l’assemblée algérienne d’avril 1948.

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Déçu de l’orientation idéologique arabo-musulmane exclusive que le mouvement nationaliste imprégnait pour son combat, il tenta vainement d’intégrer la dimension berbère à cette cause. Il fut l’un des artisans de la crise berbériste de 1949. Numéro deux (2) du mouvement berbère, il est arrêté dans un tramway à Alger au printemps 1949 lors de la « crise berbériste ».

Incarcéré à la prison de Blida, il est torturé mais n’avouera pas son appartenance à l’OS. Alors qu’il est encore en prison, il est exclu du parti pour ses positions "berbéristes". Il décide de revendiquer en 1950, face à la police, ses responsabilités et ses actions au sein de l’OS. Libéré de prison, il trouve un emploi comme représentant d’un distributeur de tissus (Maison Jonathan) à Alger avec Bachir BOUMAZA et M’Barek Ait Menguellat.

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Après le déclenchement de la révolution algérienne, il est taxé de messaliste. Montré du doigt comme l’ensemble de ses amis, il fut assassiné, par l’armée de libération nationale (ALN) en 1956, après avoir été convoqué par les responsables du FLN de Kabylie pour une mascarade de procès, au village Ait Ouabane dans la commune actuelle d’Akbil de la  wilaya de Tizi-ouzou en Kabylie.

Sa tombe n’a toujours pas été retrouvée, tout comme celle de son compagnon d’infortune M’Barek Ait Menguellat

Après l’ouverture démocratique de 1988, une association culturelle portant son nom (Tidukla Tadelsant Amar At Hamuda) fut créée en 1989 dont la lutte pour la réhabilitation a été un objectif majeur pour l’ensemble des adhérents de l’association, et même pour tous les habitants du village Tassaft.

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Références:

1/ Wikipédia, Amar OULD HAMOUDA
2/ Said Sadi: AMIROUCHE: Une vie, deux morts, un testament. Une histoire algérienne.

3/Ali Guenoun: Chronologie du mouvement berbère, un combat et des hommes, CASBAH Editions

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